Olympiéion, Stade panathénaïque et jardins de Syntagma

À l'est et au sud-est de l'Acropole, l'Olympiéion, plus grand temple de la Grèce antique, et l'arc d'Hadrien ouvrent un secteur qui mène au stade panathénaïque, entièrement en marbre et lié aux premiers Jeux olympiques modernes de 1896, puis aux jardins de Syntagma.

Olympiéion (Athènes) 01

Entre l'Acropole et la place Syntagma s'étend un secteur particulièrement agréable à parcourir à pied, où se côtoient vestiges antiques, grands aménagements du XIXe siècle et institutions de la Grèce moderne. L'Olympiéion, le Stade panathénaïque, le Zappeion, le Jardin national et le Parlement peuvent facilement être réunis dans une même promenade, à quelques minutes les uns des autres.

Une visite peut commencer à l'Olympiéion et à l'arc d'Hadrien, traverser les jardins du Zappeion pour rejoindre le Stade panathénaïque, puis revenir par le Jardin national jusqu'à Syntagma. Compter environ une demi-journée en incluant la visite du temple et du stade, davantage si l'on prend le temps de parcourir longuement les jardins.

L'Olympiéion, le colossal temple de Zeus

L'Olympiéion ★★, ou temple de Zeus Olympien, fut l'un des plus grands sanctuaires du monde grec. Sa construction commença vers 515 av. J.-C. sous les Pisistratides, mais fut rapidement interrompue. Plusieurs souverains tentèrent ensuite de reprendre les travaux avant que l'empereur Hadrien, grand admirateur de la culture grecque, n'achève finalement le temple en 131-132 apr. J.-C., plus de six siècles après son commencement.

L'édifice mesurait près de 110 mètres sur 44 et était entouré de 104 immenses colonnes corinthiennes en marbre, hautes d'environ 17 mètres. Seules quinze restent aujourd'hui debout, accompagnées d'une colonne effondrée au XIXe siècle, mais leur taille suffit encore à donner une idée des proportions exceptionnelles du monument.

Hadrien fit installer dans le sanctuaire une gigantesque statue de Zeus ainsi que sa propre effigie, tandis que les cités grecques multiplièrent autour du temple les statues en l'honneur de l'empereur. Le site marquait alors l'un des grands centres monumentaux de l'Athènes romaine.

L'arc d'Hadrien et la transition vers l'Athènes romaine

À quelques dizaines de mètres du temple s'élève l'arc d'Hadrien, construit vers 131-132 apr. J.-C. en marbre du Pentélique. Haut d'environ 18 mètres, il marquait symboliquement la transition entre l'ancienne cité grecque et les nouveaux quartiers développés sous Hadrien. Deux inscriptions placées sur ses faces opposées mentionnent d'un côté Athènes et Thésée, de l'autre Hadrien, donnant au monument une forte valeur politique autant qu'urbaine.

Le Stade panathénaïque, de l'Antiquité aux Jeux modernes

À l'est du Jardin national s'ouvre le spectaculaire Stade panathénaïque ★★★, installé dans un vallon naturel entre les collines d'Ardittos et d'Agra. Un premier stade monumental fut aménagé vers 330 av. J.-C. sous Lycurgue pour accueillir les compétitions athlétiques des Grandes Panathénées.

Au IIe siècle apr. J.-C., le riche Athénien Hérode Atticus le transforma profondément, lui donnant une forme en fer à cheval et des gradins en marbre du Pentélique. Abandonné durant des siècles, le site fut fouillé au XIXe siècle puis entièrement restauré en marbre pour la renaissance des Jeux olympiques.

C'est ici que se déroulèrent plusieurs épreuves des premiers Jeux olympiques modernes de 1896. Le stade, surnommé Kallimarmaro, « beau marbre », reste aujourd'hui l'un des grands symboles olympiques d'Athènes et accueille encore des cérémonies et manifestations sportives.

Le Zappeion et le Jardin national

Entre le stade et Syntagma s'étendent les jardins du Zappeion et le Jardin national, qui forment une vaste respiration verte au cœur de la capitale. Le Zappeion, achevé en 1888 grâce au financement du philanthrope Evangelos Zappas, fut conçu dans le contexte de la renaissance des Jeux olympiques. Son imposant édifice néoclassique à portique corinthien accueillit notamment des épreuves lors des Jeux de 1896.

Le Jardin national, ancien Jardin royal, fut aménagé à partir de 1838 à l'initiative de la reine Amalia. Sur environ 15 hectares, ses allées ombragées traversent une végétation particulièrement dense et variée, ponctuée de bassins, fragments antiques et petits vestiges. Les grands palmiers proches de l'entrée de l'avenue Amalias furent plantés sous le règne d'Amalia.

Syntagma, Parlement et relève des Evzones

La promenade se termine naturellement sur la place Syntagma, cœur institutionnel de l'Athènes moderne. Le vaste bâtiment qui la domine fut construit au XIXe siècle comme palais du roi Othon avant de devenir le siège du Parlement hellénique.

Au pied de sa façade se trouve le tombeau du Soldat inconnu ★★, inauguré en 1932 et gardé en permanence par les Evzones de la Garde présidentielle. Leur relève a lieu toutes les heures, tandis qu'une cérémonie plus solennelle se tient le dimanche à 11 heures avec un détachement complet et une fanfare militaire.

Sources : Hellenic Heritage – Olympieion ; Panathenaic Stadium – Site officiel ; This is Athens – Temple de Zeus Olympien ; This is Athens – Zappeion ; This is Athens – Jardin national ; Parlement hellénique – Histoire du bâtiment ; Présidence de la République hellénique – Garde présidentielle.

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